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  • cecilerilhac

SNCF : une réforme nécessaire

Mais il faut aussi dire la réalité de la situation : aujourd’hui c’est un service public qui coûte cher (14 milliards d’euros, +22% en 10 ans, 800€/foyer/an) et qui ne fonctionne pas mieux. Face à cela, le plus grand danger est de ne rien changer. 

Les régions attendent beaucoup de cette réforme et pourtant on les entend peu. Malgré leurs investissements colossaux, leurs réseaux ferroviaires souffrent de manque de modernisation et d’un service d’une qualité contestable : c’est le constat dressé par la quasi-totalité des régions sur la gestion de la SNCF.

Aujourd’hui nous avons besoin d’une réforme globale et cohérente, réforme attendue depuis des années : le monde change, d'autres grands pays ont fait cette réforme, pourquoi pas nous. Beaucoup prennent l’exemple de l’Angleterre mais il y aussi le modèle japonais qui se distingue pour l’extrême ponctualité de ses transports ferroviaires.

Oui, la situation actuelle est le fruit de différentes politiques qui ont amené à prioriser les grandes lignes au détriment du transport du quotidien.

Oui, la SNCF doit aussi faire des efforts pour rester compétitive.

C’est justement pour cela nous refusons le statu quo.

Alors, que prévoit la réforme de la SNCF ? 

- Investir dans le réseau pour que les trains partent et arrivent à l’heure ! 50% de plus par rapport à la dernière décennie (on estime à 10 millions d’euros investis par jour pendant 10 ans) afin d’avoir un réseau en bon état. C’est aussi ça l’investissement au quotidien. Un exemple : les rails du RER C, qui traverse notre circonscription, ont été changé ces 2 dernières années, résultat : deux fois moins d’incidents et deux fois moins de retards.

- L’ouverture à la concurrence offrira plus de trains et de nouvelles offres aux usagers.  La concurrence va être positive pour les voyageurs : plus d’offres, plus de nouveaux services, plus de petits prix. La concurrence fait baisser les coûts (comme c’est le cas dans d’autres secteurs). La simple perspective de l’arrivée de la concurrence a poussé la SNCF à inventer les TGV-OuiGo : énorme succès auprès des voyageurs.

- Réorganiser la SNCF : il ne s’agit en aucun cas d’une privatisation mais plutôt la révision d’une organisation pour améliorer son fonctionnement. La SNCF aujourd’hui est organisée de façon trop rigide et cloisonnée. Il n’y a pas une SNCF, il y en a 3 qui ne se parlent pas ! (SNCF, SNCF Mobilités, SNCF Réseau). Notre objectif est de revoir cette organisation afin d'en faire un groupe uni, qui fonctionne plus efficacement en prenant des décisions au plus près du terrain.

- Pour que la SNCF ait tous les atouts pour faire face à ce nouveau monde. Il est primordial de la rendre compétitive face à ses futurs concurrents. Nous allons donner à la SNCF une trajectoire économique viable : le Gouvernement prendra sa part de responsabilité sur la dette. Enfin, en ce qui concerne les cheminots actuels, ils ne verront pas de changement dans leur statut. Mais demain il n’y aura plus de recrutement au statut.

Depuis l’annonce de cette réforme, le Gouvernement a fait le choix du dialogue.

Les députés ont participé au projet de loi qui évoque cette réforme, nous aurions pu donner la possibilité de passer par ordonnances au Gouvernement, pour accélérer sa mise en place, mais nous avons fait un autre choix : assumer le débat parlementaire dans son processus habituel.

Je rappelle notre méthode : c’est la concertation qui doit permettre d’écrire le contenu du texte de loi : dès qu’un sujet abouti à un consensus, il est introduit dans le débat parlementaire. Mais si nous voulons réformer, il y des parties non négociables...sinon il n'y a pas de réforme possible !

Sur l’ouverture à la concurrence, la concertation a permis d’avancer et d’arrêter les dispositions qui seront dans le projet de loi. Des garanties fortes ont été accordées aux cheminots : garanties maintenues en cas de transfert (ce que certains appellent le sac à dos social). Nous souhaitons continuer d’avancer avec la même méthode sur les autres thèmes : organisation de la SNCF, modernisation du cadre social, etc.

Certains n’hésitent pas à relayer de fausses informations qui sont de purs fantasmes. Je les invite à se poser les bonnes questions. Nous serons toujours ouverts au dialogue et la concertation reste le maitre mot de notre méthode et celle du Gouvernement.

Dans ce contexte, une grève longue et pénalisante est difficilement compréhensible pour nos concitoyens. D’ailleurs, le débat parlementaire commence à peine devant l’Assemblée nationale. Je comprends tout à fait les questions ou les inquiétudes des cheminots, et je suis là pour en discuter.

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