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Tribune de Cécile RILHAC : « Loi orientation et réussite des étudiants : en finir avec la désinformation ! »

Dans le contexte actuel des blocages de certains campus universitaires contre la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants, Cécile RILHAC, membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée Nationale, a tenu à rappeler, dans une tribune publiée dans le journal Le Monde , le soutien de la majorité à ce texte de loi qui remet de l’humain dans les procédures d’inscription dans le supérieur. 

Retrouvez-ici l’intégralité de cette tribune publiée aujourd’hui dans le journal Le Monde. 

 

Tribune

Cécile Rilhac: « Loi orientation et réussite des étudiants : en finir avec la désinformation ! » 

Face à la campagne de désinformation dont est l’objet ces derniers temps la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, nous, députés de La République en marche, réaffirmons notre soutien à un texte résolument équilibré et ambitieux.

Car il nous appartient de rétablir la vérité sur une loi qui donne enfin à l’étudiant toutes ses chances de réussir. Premièrement, par l’ampleur – jusqu’à présent inégalée – des moyens financiers consacrés à la mise en place de cette réforme, pour laquelle le gouvernement a décidé un plan d’investissement d’un milliard d’euros sur le quinquennat. Ensuite, s’agissant du volet social, la suppression, dès la rentrée 2018, de la Sécurité sociale étudiante (217 euros par an actuellement) permettra pour chaque étudiant un gain de pouvoir d’achat.

«Remettre de l’humain »

La loi prévoit surtout la disparition pure et simple du tirage au sort, mesure particulièrement injuste qui privait des milliers d’étudiants du droit de jouir d’une formation. Les universités sont tenues d’accueillir tous les bacheliers. Cessons de diffuser des contre-vérités : aucune université ne pourra refuser la candidature d’un bachelier du fait de son dossier scolaire. Soit elle l’accepte, soit elle conditionne son acceptation au suivi d’un parcours d’accompagnement permettant de le mettre à niveau.

S’agit-il là d’une injustice ? D’une sélection ? Non, car nous avons choisi de « remettre de l’humain » dans la procédure d’inscription, comme l’a rappelé la ministre de l’enseignement supérieur, Mme Frédérique Vidal. Et cette nécessité devait passer par une refonte totale du système d’admission dans le supérieur. C’est pourquoi APB a été remplacé par Parcoursup, système plus transparent dont les algorithmes seront rendus publics, suivant ainsi une recommandation du rapport de notre collègue Cédric Villani.

Débattre, de façon argumentée et sereine, voilà ce qui constitue le fondement même de l’université, lieu de savoirs et d’échanges où s’exerce l’esprit critique. C’est pourquoi nous condamnons fermement tous les débordements inadmissibles d’individus qui, le plus souvent, ne sont plus étudiants depuis longtemps et qui cherchent à instaurer un climat de peur et d’insécurité : cocktail Molotov, dégradations mobilières, tags injurieux, inscriptions antisémites, agressions physiques…

Renforcement du dialogue

Mais l’on oublierait presque que Parcoursup n’est pas le seul outil de renforcement du lien, de la passerelle efficace entre le secondaire et le supérieur. Le ministre de l’éducation nationale, M. Jean-Michel Blanquer, a été pleinement associé à cette réforme. Car en effet, ce que la loi ORE permet, c’est bien une nouvelle façon d’organiser l’orientation au lycée suffisamment en amont pour que tout lycéen parte confiant pour l’avenir :

– nomination de deux professeurs principaux en classe de terminale en vue d’améliorer et d’optimiser le suivi de chaque élève ;

– examen approfondi par le conseil de classe de son projet d’orientation ;

– renforcement du dialogue, sous l’autorité du recteur d’académie, entre enseignement secondaire et enseignement supérieur.

Enfin nous rappelons que, face au constat insupportable du taux d’échec en licence (de 60 %), cette loi active des leviers pour en finir avec tout fatalisme. Ainsi affirme-t-elle le principe d’une souplesse pédagogique, qui laisse l’étudiant faire sa licence au rythme qui lui convient, de deux à quatre ans, tout en lui permettant de bénéficier de modules méthodologiques, pour un suivi clairement personnalisé qui lui garantisse de ne pas échouer.

Alors oui, parce que l’université doit être un lieu de réussite pour tous où chacun apprend et s’épanouit, il nous apparaît, pour ces raisons, que la loi que nous avons votée et qui a été promulguée donne à chaque étudiant les moyens de ses ambitions. La loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants est une loi de bon sens et de justice sociale, qui fait le pari, durable et gagnant, de miser sur une jeunesse ambitieuse et pleine de projets.

« Ce texte est également signé par l’ensemble des députés La République en marche de la commission des affaires culturelles et de l’éducation »