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Ministère de l’Intérieur : les députés votent le projet de loi d’orientation et de programmation

Ce mardi, l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de loi d’orientation et de programmation du Ministère de l’Intérieur par 419 voix pour et 116 voix contre. Après l’accord trouvé avec les sénateurs en commission mixte paritaire, ce texte a été adopté le 7 décembre.

Ce projet de loi vise à transformer le Ministère de l’Intérieur par des moyens humains, juridiques, budgétaires et matériels inédits, au regard des nouveaux enjeux sécuritaires et territoriaux, autour de trois axes : le renforcement du recours aux outils numériques, le rapprochement des forces de police et de gendarmerie des citoyens et des territoires ruraux et l’augmentation des moyens dédiés à la gestion des crises. Ce texte est lue fruit d’un engagement du Président de la République à la suite du Beauvau de la sécurité.

Ce texte, attendu par nos policiers, nos gendarmes et nos sapeurs-pompiers permettra d’assurer pour la période 2023-2027 les moyens humains, juridiques et matériels nécessaires pour prendre le tournant du numérique, agir dans la proximité, mieux prévenir les menaces futures et donc préparer la France de 2030.

Depuis 2017, le budget du Ministère de l’Intérieur a été augmenté de 10 milliards d’euros, ce qui a permis le recrutement de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires. Avec ce texte, des efforts supplémentaires seront engagés pour :

  • allouer, d’ici la fin du quinquennat, 15 milliards d’euros supplémentaires et la création de 8 500 emplois.
  • créer 200 nouvelles brigades de gendarmerie partout en France. Une décision inédite, alors que ces 30 dernières années 500 brigades avaient été supprimées.
  • généraliser les caméras-piétons et équiper les véhicules de caméras embarquées dès 2023, pour faciliter le travail des forces de l’ordre.
  • lutter contre la cybercriminalité, par le recrutement de 1 500 cyberpatrouilleurs supplémentaires et le renforcement de la lutte contre le blanchiment d’argent en cryptoactifs.
  • mettre en priorité la prise en charge victime en ouvrant la possibilité d’avoir recours à la visioconférence pour le recueil d’une plainte et en permettant le droit à l’assistance d’un avocat dès le dépôt de plainte.
  • dédoubler les effectifs dédiés à la lutte contre les violences intra familiales et sexuelles, créer des postes d’intervenants sociaux et tripler l’amende pour outrage sexiste.