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Cécile RILHAC présente ses voeux pour 2019

Cécile RILHAC présentait ce jeudi 24 janvier ses voeux pour l’année 2019 aux habitants de la 3e circonscription du Val d’Oise.

Après un début de soirée musical en compagnie du groupe PERCUJAM, la députée est revenue sur dix huit mois d’actions.

Revoir la vidéo de la soirée de présentation des voeux de Cécile RILHAC

Discours de la cérémonie des vœux

Cécile RILHAC – Députée du Val d’Oise

Herblay-sur-Seine, 24 janvier 2019

Bonsoir,

Je suis vraiment heureuse de vous convier ce soir, avec mon équipe parlementaire, à l’occasion de mes vœux pour la nouvelle année 2019.

Permettez-moi de saluer parmi nous ce soir plusieurs personnalités que je remercie pour leur présence :

Monsieur Robert HUE, Sénateur honoraire,

Monsieur Philippe MALIZARD, Sous-préfet d’Argenteuil qui a pris ses fonctions au cours de l’année passée

Madame Françoise NORDMANN, Maire de Beauchamp,

Monsieur Michel VALLADE, Maire de Pierrelaye,

Mesdames et Messieurs les élus locaux,

Mesdames et Messieurs les représentants du monde associatif,

Mesdames et Messieurs les militants et soutiens de la première heure,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Nous voici réunis pour ma seconde cérémonie des vœux.

L’année 2018 fut très dense, comme en témoignent les nombreuses réformes engagées, souvent tambour-battant. Nous n’aurons pas été épargnés en émotions de toute nature.

La France a connu d’intenses moments :

  • La victoire de la coupe du monde de football,
  • Les 60 ans de notre Constitution
  • Les 70 ans de la Déclaration universelles de Droits de l’Homme et du Citoyen,
  • Le centenaire de la Grande Guerre commémorant l’Armistice de 1918,
  • … sans oublier d’autres événements qui ont rythmé, jusqu’au bout, le calendrier.

En tant que députée, je me suis surprise à repousser chaque fois un peu plus les limites physique et mentale liés à une fonction qui exige de ne pas faire semblant.

Je ne vais pas ici énumérer tout ce qui a été voté au Parlement mais nombre de ces transformations, qu’on pensait jusqu’alors impossibles comme celle du travail et du dialogue social ou celle de la réforme du rail français, ont été menées à terme.

Nous avons lancé et continuerons de mettre en œuvre des mesures fortes pour nos écoles, nos universités, l’apprentissage et l’alternance, ou encore l’attractivité de notre pays.

Nous avons posé les bases pour lutter contre le réchauffement climatique, éradiquer la grande pauvreté et pour faire changer le regard de nos concitoyens sur le handicap.

Je le sais, les résultats ne peuvent pas être immédiats.

L’impatience – que je partage – ne saurait justifier aucun renoncement.

Cependant il ne vous aura pas échappé que depuis plusieurs semaines, un grand nombre de nos concitoyens ont poussé un cri de colère, parfois de désespoir, tirant la sonnette d’alarme sur la persistance de nombreuses inégalités et sur les difficultés du quotidien.

Si la colère est légitime, nos concitoyens ont le droit à la sécurité.

Cette colère sociale a aussi entrainé malheureusement des débordements.

Je voudrais ici rendre hommage aux forces de l’ordre ainsi qu’aux pompiers qui veillent à notre protection depuis le début de ce mouvement. Je vous propose de les applaudir.

Cette colère ne date pas d’aujourd’hui : elle est le résultat de décisions politiques des trente dernières années et nous en sommes aussi comptables !

Mais cette colère, nous l’avons entendue et avons commencé à y répondre concrètement, avec des mesures fortes que nous avons prises en décembre. Je me permets d’en rappeler les principales qui s’appliquent dès maintenant :

  • 100 euros d’augmentation net par mois pour une personne au SMIC,
  • Suppression de toute charge ou impôt sur les heures supplémentaires,
  • Annulation de la hausse de la CSG pour les retraités vivant avec moins de 2 000€ par mois

Ces mesures n’ont qu’un objectif : faire en sorte que chacun puisse vivre dignement.

Désormais, nous entrons dans une nouvelle phase : celle du dialogue.

KOFI ANNAN, ancien secrétaire général de l’ONU qui nous a quittés en 2018, disait que « C’est l’ignorance, et non la connaissance, qui dresse les hommes les uns contre les autres. »

Ces mots prennent tout leur sens dans le contexte actuel où le grand débat national doit être l’occasion de ne plus rien ignorer, de ne plus s’ignorer mais de se comprendre et d’être à l’écoute des aspirations de chacun.

Débattre plutôt que SE battre,
Agir plutôt que subir,
Faire plutôt que défaire

Pour ma part, je n’attends pas que les choses se passent d’elles-mêmes ; c’est pourquoi vous pouvez compter sur moi pour continuer à m’y investir ! J’aurai d’ailleurs l’occasion de revenir un peu plus loin sur le grand débat.

Je n’oublie pas le terrain : depuis le début de mon mandat, je sillonne l’ensemble de la circonscription pour aller à votre contact, être à votre écoute et accompagner vos initiatives.

D’ailleurs notre circonscription ne manque pas de beaux projets qui touchent des domaines et des enjeux variés.

Être une élue de terrain, c’est aussi être élue de proximité.

Je me suis attachée à vous associer à mon quotidien de députée, d’ailleurs ceux qui me connaissent le savent et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux peuvent en témoigner.

J’organise régulièrement des réunions publiques sur des thématiques différentes.

De même, j’anime des ateliers législatifs en amont des textes de lois, pour enrichir mon travail parlementaire.

Ces échanges et réflexions m’aident à rédiger des amendements. Ainsi pour plusieurs textes comme

  • L’école de la confiance,
  • Parcoursup,
  • Le texte sur Asile et Immigration,
  • Sur l’apprentissage, ou encore la Justice… J’ai pu proposer des amendements en m’appuyant sur nos discussions, en m’appuyant sur l’expérience des associations, sur votre vécu.

Je tiens ici à mettre en avant le travail de mes collaborateurs qui sont également à votre écoute pour recueillir vos préoccupations, auxquelles nous essayons autant que possible de trouver une issue positive.

Je souligne aussi que nous répondons à toutes les sollicitations des habitants de la circonscription. Croyez-moi, les sollicitations il y en a beaucoup….

Revenons-en à nos projets.

Quand je dis que nous avons une circonscription dynamique, cela se traduit par de nombreux projets :

– En ce qui concerne l’environnement : le projet de forêt de la plaine de Pierrelaye où est prévue la plantation d’un million d’arbres donnera à terme un véritable poumon vert au Parisis. Je connais l’attachement des élus à ce projet, et je veux saluer ici leur implication dans ce dossier.

-Pour la A115: le projet de mur anti-bruit avance grâce à tous les acteurs comme le collectif LePlesSilence mais aussi grâce à l’implication des services de l’Etat en la personne du Sous-Préfet, Monsieur MALIZARD.

Un grand merci pour votre mobilisation, Monsieur le Sous-Préfet, à MES côtés pour faire avancer ce dossier. J’attends avec impatience la suite de notre table ronde de décembre. A ce sujet, j’ai eu l’occasion d’aborder la problématique avec Mme Brune POIRSON, Secrétaire d’Etat à la transition écologie, qui a montré une attention particulière à ce dossier pour lequel je dois rencontrer très rapidement son cabinet.

Au sujet de la santé : en termes de lutte contre les déserts médicaux, je sais l’engagement de l’agglomération du Val-Parisis pour rendre attractif notre territoire pour les nouveaux et jeunes professionnels de la santé. L’Etat accompagne le volontarisme de certaines communes comme Frépillon où j’ai assisté le week-end dernier à l’inauguration du nouveau cabinet médical, qui arrive à pic pour les Frépillonnais.

Si je parle « aménagement du territoire », je pense au réaménagement de la patte d’oie. Ce sujet est essentiel pour les habitants d’Herblay mais aussi de Montigny-lès-Cormeilles et de Pierrelaye. Monsieur le Maire, cher Michel, je connais votre attachement à ce dossier. Monsieur Jean-Noël CARPENTIER, qui n’est pas parmi nous ce soir, retenu pour le dispositif « cœur de ville » où il doit représenter sa commune. C’est devenu au fil du temps un sujet incontournable et je sais pouvoir compter sur l’implication des élus locaux pour que cette zone soit désengorgée, redevienne vivable pour les riverains et attractive pour les commerçants.

– Parlons d’Education et culture : beaucoup de choses à dire mais je vais être brève : mon rapport des directeurs d’écoles publié en août, est né suite à mes rencontres avec plusieurs directeurs d’école de notre circonscription à la rentrée 2017.

J’ai participé à de nombreuses inaugurations d’écoles dans la circonscription. D’ailleurs le groupe scolaire à énergie passive de l’écoquartier des Meuniers à Bessancourt est un modèle à suivre, qui allie écologie et bien-être des élèves.

Il y a quelques jours, nous avons inauguré la Médiathèque de Cormeilles-en-Parisis, un très bel équipement qui est un instrument de culture de proximité mais aussi un lieu de sociabilité important pour les habitants.

Citoyenneté et jeunesse : Jeunesse, sujet éminemment important. J’en profite pour vous inviter à ma prochaine réunion publique autour du thème « la jeunesse mérite-elle une politique ?» prévue le 14 février au Plessis Bouchard, en présence du Ministre Gabriel ATTAL, Secrétaire d’Etat en charge du Service National Universel.

Je voudrais rendre hommage ici à toutes les associations qui œuvrent dans la circonscription qui participent à la vie citoyenne et en particulier celles qui œuvrent pour la solidarité. Je vois parmi nous ce soir les responsables du secours Populaire de Taverny/Bessancourt, les Restos du cœur, la Croix Rouge et pleines d’autres que je tiens à remercier pour l’ensemble des actions qu’ils mènent sur le terrain devant prendre trop souvent le relais de l’Etat.

J’en arrive à la question de la transparence : la confiance conditionne la transparence. Dès mon élection, je me suis engagée avec force pour une transparence totale sur mes activités dans le cadre de mon mandat : mes prises de positions, mes votes, mes rendez-vous…je rends compte de tout ce que je fais sur mon site internet et mon Facebook.

Pour aller plus loin, je vous annonce ce soir que je publierai, d’ici fin février, mes comptes IRFM (l’argent que l’Assemblée me verse chaque moi pour couvrir mes frais de représentation parlementaire) afin de rendre compte de l’utilisation que je fais de cet argent public.

Vous voyez, notre circonscription est très animée. Je voudrais ici saluer de nouveau les élus et les acteurs locaux, particulièrement les bénévoles, qui œuvrent sans relâche pour favoriser la cohésion sociale, la solidarité, le bienêtre et le vivre ensemble.

Si notre circonscription est animée, le pays l’est aussi depuis maintenant deux mois.

La crise que nous traversons peut être une chance pour notre pays ou, au contraire, connaître une issue tragique, dans les urnes comme dans la rue.

Il est encore temps de l’éviter.

Le besoin d’expression, l’envie de participer et d’être entendu traverse tous les débats que nous avons eus sur le terrain. Il ne faut pas que la violence des casseurs fasse de l’ombre à cette aspiration profonde.

Être consulté et pouvoir donner son avis doit être vu comme une opportunité et non comme une menace afin de reconstruire l’unité du pays autour d’un projet global de société.

Elaborer des diagnostics locaux, régionaux et nationaux étayés, partagés, construits autour des sujets qui préoccupent les français est la condition de la justesse et de l’efficacité de nos politiques publiques.

On peut débattre de tout, mais débattre du faux peut nous égarer surtout lorsque c’est sous l’impulsion d’intérêts particuliers.

Au-delà de ce débat national, nous devons réfléchir à redonner une plus grande autonomie aux collectivités locales, aux associations et aux citoyens, eux-mêmes, pour qu’ils puissent développer et s’approprier des outils pertinents et adaptés de démocratie locale et de développement des territoires.

A l’heure des réseaux sociaux, du culte de l’immédiateté et de l’image, du commentaire permanent, il est indispensable de rebâtir une confiance démocratique dans la vérité de l’information reposant sur des règles de transparence et d’éthique.

Permettez-moi ici de formuler des pistes que j’appelle de mes vœux : Je souhaiterais

– Une démocratie vivante qui organise ses moments de respirations ;

– Une réflexion sur la politique fiscale qui embrasse tous les sujets : de la taxation du kérosène au fioul lourd en passant par la progressivité de l’impôt ;

– Une décentralisation redynamisée pour des politiques publiques mieux adaptées ; mieux calibrées

– Une transition énergétique

– une politique industrielle à construire ENSEMBLE;

– Un nouveau contrat social qui permette à toutes et tous de vivre décemment et en sécurité ;

– une nouvelle manière de faire vivre la démocratie locale car j’estime que le référendum d’initiative citoyenne ne doit pas être l’unique solution

– enfin sur l’Europe : La mise en place de la taxe dite « GAFA » pour obliger les géants du numérique à payer leurs impôts en France est une bonne chose, mais nous devons continuer à œuvrer pour un accord sur le sujet si l’on veut une justice fiscale européenne harmonisée.

Voilà autant de thématiques qui peuvent dessiner une société de progrès et de confiance autour d’un nouveau modèle de développement plus respectueux au plan social et environnemental.

D’un côté on se plaint de ne pas être écouté, ni pris en compte.
De l’autre on refuse le débat prétendant que cela ne sert à rien.

Mon rôle de parlementaire est de veiller au bon déroulement de ces débats, à la transparence des échanges et à leur concrétisation dans la vie quotidienne.

A cette occasion, j’ai écrit à tous les maires pour leur dire mon engagement et leur proposer ma contribution pour participer aux débats dans leurs communes.

Enfin, je connais pour l’avoir subi, ce sentiment d’humiliation que l’on ressent quand on a l’impression que le monde avance sans nous : j’ai décidé d’en faire une force.

Le grand débat national est l’opportunité de redonner une voix à chacun : alors saisissons-la.

Aimé Césaire disait
« Devant l’Histoire, il faut savoir rester humble,
avoir du courage, se remettre en cause »

Je crois que ce moment sera historique et décisif. Nous devons toutes et tous être au rendez-vous, pour montrer notre capacité à établir un projet commun, le projet d’une Nation.

Je suis au travail, déterminée à mener tous les combats présents et à venir parce que je crois en NOUS.

Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2019.