AN

Cécile RILHAC au Congrès de Versailles

Lors du Congrès réuni à Versailles, lundi 9 juillet, le Président de la République a rappelé le chemin parcouru en un an et dressé la feuille de route pour la prochaine année.

Le président a d’abord voulu remettre les choses dans l’ordre concernant les réformes « non pas pour favoriser les riches comme on l’entend trop souvent mais pour favoriser les entreprises (…) une politique pour les entreprises, c’est une politique pour tous et non pas pour les riches. »
Le président a rappelé qu’il n’aimait « ni les castes, ni les rentes ni les privilèges ». En parlant de la pression fiscale et de redistribution, Emmanuel Macron énonce une vérité : « Si on veut se partager le gâteau, il faut d’abord qu’il y ait un gâteau !  »

« L’Etat doit être un interlocuteur de confiance « , pour réduire la pression fiscale, l’Etat doit faire des choix au niveau budgétaire. Le Premier ministre annoncera prochainement de nouvelles décisions de réduction des dépenses publiques. Pour ma part, j’attends ces annonces qui doivent donner plus de souplesse pour les territoires et repenser la présence des services publics sur l’ensemble du territoire…

Un autre sujet abordé : le travail. « L’émancipation passe aussi par le mérite et le travail ». Les réformes en cours doivent permettre, en même temps, le progrès économique et le progrès social. Le président souhaite ainsi construire  » l’Etat providence du 21ème siècle ». Un état qui n’assiste pas, en laissant les gens pauvres dans la misère, mais un état qui aide à sortir de la pauvreté. Il rappelle ainsi que le système de protection sociale repose sur le principe de solidarité. « Tout le monde doit être protégé mais chacun a sa part de responsabilité « . L’un des objectifs des réformes est donc de permettre à chacun de prendre ses responsabilités vis-à-vis de la société et de participer, chacun à son niveau, à la solidarité nationale.

Ainsi, concernant les retraites et la future réforme, le Président, une nouvelle fois, fait un rappel : la solidarité générationnelle. Les actifs payent pour les retraites en cotisant sur leur salaire. « Cette cotisation n’est pas un droit à la retraite » mais bel et bien un acte de solidarité. Il annonce donc la prochaine réforme des retraites avec une refondation du régime de retraite, en supprimant les quelques 40 régimes coexistants actuellement en un unique…afin de protéger ceux qui auront eu des carrières plus « hachées « , plus chaotiques, plus fragmentées… »bien souvent les carrières des femmes. » Une fois encore cela repose sur la notion de solidarité nationale et intergénérationnelle.

Je finirai par les propos sur la restauration de l’ordre et du respect républicain qui passe par une reconnaissance partagée des droits et des devoirs qui fondent la République. Cela passera par :

  • la police du quotidien
  • la réforme de la procédure pénale
  • l’autorité de la République à faire respecter les règles en toute équité
  • la lutte contre le terrorisme
  • la formation des enseignants sur la laïcité
  • l’égalité femme-homme

«La laïcité doit être la garantie à chacun de la liberté de croire ou de ne pas croire. Aucune mise en cause de ces principes ne peut être acceptée sur le fondement d’un dogme religieux. »

Un accès à la culture par l’école sur tout le territoire.

Je retiendrai ces 2 phrases:

« Nous ne pouvons tout réussir, mais notre devoir est de tout tenter! » Et n’en « déplaisent aux partisans de l’immédiat, ce que nous faisons aujourd’hui nous le faisons pour notre jeunesse. »

Je continuerai donc à travailler afin que ces propos ne soient pas de veines promesses mais deviennent la réalité, en restant très attentive au respect des principes de solidarité, de l’environnement, du principe de laïcité, de la lutte contre les discriminations.